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organisé à l’initiative du Parti de la Gauche Européenne (PGE)
Atelier « Construire une Europe démocratique et des pouvoirs citoyens »
CE SAMEDI 30 MAI 2015, DE 14 h à 16 h 30
Au BSA : 11-15 rue Courat Paris 20ème (Métro Ligne 9 : Maraîchers -Sortie 1- rue des Pyrénées)
Cette initiative -qui a lieu symboliquement au lendemain du 10 ème anniversaire de la victoire du NON au projet de traité constitutionnel – est marquée par le bras de fer entre la Grèce et les principaux dirigeants de l’Union européenne . Avant la séance plénière , qui se déroulera sous un grand chapiteau, place de la République, se tiendront dans différents lieux une trentaine d’ateliers destinés , à partir d’échanges libres avec nos invités , à dégager quelques pistes alternatives à la situation présente, dans lesquelles le plus large éventail de citoyens de gauche puisse se reconnaître. L’un de ces ateliers a pour thème : « Construire une Europe démocratique ».
Participeront à cette rencontre :
-Etienne Balibar, philosophe,
-Patrice Cohen-Séat, président d’Espace Marx,
-Gus Massiah, Forum Social Mondial,
-Jean-Marc Roirant, président du Forum Civique Européen et Secrétaire général de la Ligue de l’Enseignement,
-Barbara Spinelli, députée au Parlement européen (groupe GUE),
-Natassa Theodorakopoulou, représentante de Syrisa au PGE,
-Christophe Ventura, Mémoire des luttes.
Animation: Francis Wurtz
Nous comptons sur vous !

27 Mai 2015 at 10:06
« Ceci est un pamphlet. Pas un ouvrage savant. Le ton et le style sont ceux de la polémique . Mon but est de percer le blindage cotonneux des béatitudes et des langueurs de tant de commentateurs hypnotisés par l’Allemagne. » L’avertissement de Jean-Luc Mélenchon aux lecteurs de son dernier livre suffira-t-il à dissiper tout malaise auprès de ceux qui, sans être assimilables à des « germanolâtres », ne voient pas dans notre voisin un pays intrinsèquement pervers, « nécrosé par le vieillissement accéléré de sa population »? (1)
Pour ma part, je suis le dernier à m’offusquer d’une critique radicale de l’anti-modèle Merkel-Schaüble, aussi dévoué aux « marchés » qu’intraitable et méprisant envers les peuples! J’ai ici-même exprimé tout le bien que je pensais d’un ouvrage qui mettait à nu « l’imposture » que représentait la campagne sur le thème du « modèle allemand » -ouvrage du reste abondamment cité dans le livre de Mélenchon. (2) Plusieurs de mes « chroniques » récentes dans l’Humanité Dimanche s’inscrivent tout naturellement dans cette dénonciation du problème fondamental que représentent pour toute l’Europe la classe dirigeante allemande, son pouvoir tentaculaire, son ambition dominatrice et son idéologie dangereuse pour la démocratie. (3) Je me retrouve donc pleinement dans les rappels que fait le parlementaire européen du Front de gauche au sujet du démantèlement systématique des conquêtes sociales des salariés allemands par l’ex-Chancelier social-démocrate Schröder, véritable marche-pied providentiel pour l’offensive austéritaire du gouvernement Merkel à l’échelle de toute l’Union européenne. Tout aussi pertinente me semble être la volonté de l’auteur de déchirer le voile « écologiste » d’une politique économique et énergétique au bilan environnemental déplorable. Je partage ô combien son indignation devant l’insupportable arrogance et la volonté d’humilier du pouvoir allemand , hier face au peuple de RDA -oui, ce fut une « annexion »! – , aujourd’hui vis-à-vis du peuple grec et de l’Europe du sud en général. D’accord aussi pour souligner et dénoncer l’atlantisme forcené de la Chancelière, tant sur le plan commercial -comme en témoigne son engagement militant en faveur d’un »grand marché transatlantique » (TAFTA)- que dans le domaine stratégique, quitte à entretenir des tensions avec la Russie, très préjudiciables à la sécurité du continent.
En revanche, je regrette le fil rouge qui traverse le livre et qui fait de « l’Allemagne » , sans distinction d’époque, de classe ou de sensibilité, un repoussoir dangereux , avec « les maisons de retraite (comme) nouveau projet de civilisation »…Je préfère, loin de toute outrance, qui ne favorise pas la réflexion, que nous parlions aussi de l’Allemagne que nous aimons. De l’apport positif de « Die Linke » à la vie politique allemande ; de la solidarité appuyée du Président de la Fédération des syndicats, la DGB, avec Syrisa en Grèce; de l’opposition massive de l’opinion allemande au TAFTA; de la force des mouvements de paix outre-Rhin qui avait poussé Schröder lui-même à refuser de suivre Bush dans son aventure irakienne…Je salue chaleureusement nos amis allemands.
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(1) « Le hareng de Bismarck (Le poison allemand) » chez Plon (2015)
(2) « Modèle allemand, une imposture »- Bruno Odent (Le Temps des Cerises, 2013)
(3) Voir, par exemple, dans l’HD du 15/7/2012; du 24/10/2013; du 23/1/2014; du 16/10/2014; du 7/5/2015…
21 Mai 2015 at 7:46
David Cameron s’est trop engagé sur ce point pour reculer : il y aura un référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne d’ici fin 2017. Conçu initialement pour enrayer la progression de l’influence de son concurrent europhobe (le leader de l’UKIP) , ce défi politique sans précédent place désormais Londres et Bruxelles au pied du mur . Cameron doit obtenir de ses pairs européens suffisamment de concessions pour pouvoir appeler ses partisans à voter pour le maintien du Royaume Uni dans l’UE ( Car, c’est ce que lui demandent les milieux d’affaires ). Les autres dirigeants européens devront, quant à eux, assumer les conséquences de leur choix final: accepter de s’engager dans une redoutable dérive ou prendre le risque de perdre l’un de leurs principaux membres. La gauche européenne ne saurait assister en spectatrice à ces tractations .
Quelles sont, en effet, les principales exigences des conservateurs anglais ? D’abord, loin de souhaiter se retirer du marché unique européen, ils demandent à y exercer un rôle central, pour y défendre les intérêts de la place financière de Londres contre toute « entrave ». L’an dernier, ils avaient déjà obtenu à cet égard le poste clé de Commissaire à la « stabilité financière, aux services financiers et à l’Union des marchés de capitaux ». La City, qui voyait dans le précédent titulaire de cette charge, le Français Michel Barnier (UMP), un insatiable « régulateur », avait applaudi à la nomination d’un homme « sûr », le conservateur britannique et ancien lobbyste, Jonathan Hill. Mais ils veulent (toujours) plus.
L’autre but majeur que s’est assigné Cameron dans cette négociation, c’est la remise en cause de la libre circulation des travailleurs des pays membres au sein de l’UE. Plus précisément, ce sont les ressortissants des pays pauvres de l’UE ( ceux dont le PIB par habitant est inférieur à un seuil donné ) qui verraient leur droit de libre circulation restreint ! Notamment en matière d’accès aux prestations sociales. Semblable mesure, non seulement nécessiterait une révision des traités -ce qui en soi n’est évidemment pas un problème, sauf pour les Etats qui craignent que cela ouvre la boîte de Pandore !- mais retirerait à cette « Europe » le peu de droits des personnes qu’elle est encore censée garantir. Impensable, et pourtant…
Voilà un casse-tête de plus -et de taille- dont se seraient passés les Chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil européen. Il risque pourtant de s’inscrire à leur ordre du jour dès le mois de juin prochain et pour longtemps. Ironie de l’Histoire : c’est au moment où l’Union européenne est devenue plus anglo-saxonne que jamais que ces mêmes « tories » jouent à « quitte ou double » une Europe encore plus anglaise ou une Europe sans la Grande-Bretagne .
Les réflexions sur l’avenir de la construction européenne ne doivent en aucun cas, dans la période qui s’ouvre, se limiter aux exigences des conservateurs britanniques ni rester l’apanage des principaux dirigeants.
Le Forum européen des alternatives se présente à point nommé les 30 et 31 mai prochains, à Paris, pour relancer l’indispensable débat citoyen sur la refondation du projet européen.
13 Mai 2015 at 2:36
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