Fondation Gabriel Péri
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Colloque Europe, une crise existentielle. Et maintenant ?
INVITATION
Colloque Europe, une crise existentielle. Et maintenant ?
Samedi 11 avril 2015
De 9h00 à 17h15
Maison de l’Europe
35, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris
M° Saint-Paul (ligne 1) ou Rambuteau (ligne 11)
Entrée sur inscription. Pour s’inscrire, cliquer sur le lien inscription
Programme
09h00 – 09h15 : Allocutions d’ouverture
- Catherine Lalumière, Présidente de la Maison de l’Europe, ancienne ministre
Francis Wurtz, Député européen honoraire, Président du Conseil de l’Institut d’Études Européennes de l’Université Paris 8
09h15 – 11h15 : TABLE RONDE 1 – L’EUROPE APRÈS LA VICTOIRE DE SYRIZA
Une expérience sans précédent
Témoignages de :
- Giorgos Karatsioubanis, membre du département de politique européenne de Syriza ;
- Rosa Moussaoui, journaliste àL’Humanité, envoyée spéciale en Grèce
Débat : L’Europe après la victoire de Syriza
Intervenant :
- Yves Bertoncini, Directeur de l’Institut Jacques Delors
Animé par :
- Francis Wurtz, Député européen honoraire, Président du Conseil de l’Institut d’Études Européennes de l’Université Paris 8 ;
- Daniel Cirera, Secrétaire général du Conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri
11h15 – 11h30 : Pause
11h30 – 13h00 : TABLE RONDE 2 – REPENSER LES POLITIQUES EUROPÉENNES
Animateur : Michel Maso, Directeur de la fondation Gabriel Péri
Pour une politique industrielle européenne. Le cas de l’énergie
Intervenante : Marie-Claire Cailletaud, Responsable de la politique énergétique de la Fédération nationale des mines et de l’énergie-CGT
Que serait une bonne politique agricole commune ?
Intervenant(e)s :
- Gérard Le Puill, journaliste à La Terre et l’Humanité, auteur deProduire mieux pour manger tous d’ici 2050 et bien après, Éditions Pascal Galodé, juin 2013.
- Aurélie Trouvé, agro-économiste, auteur de Le business est dans le pré, les dérives de l’agro-industrie, Éditions Fayard, février 2015.
Débat
13h00 – 14h30 : Déjeuner
14h30 – 16h00 : TABLE RONDE 3 – L’EUROPE ET LE MONDE
Animatrice : Dominique Bari,journaliste, chargée de mission à la Fondation Gabriel Péri
La « politique européenne de voisinage » à l’épreuve de la crise ukrainienne
Intervenant : Loïc Hennekinne,Ambassadeur de France, Ancien Secrétaire Général du Quai d’Orsay
Réchauffement climatique : l’Europe au rendez-vous de la conférence mondiale sur le climat Paris 2015
Intervenant : Jean Poitou, climatologue et Secrétaire de « Sauvons le climat », auteur de Le Climat : la Terre et les Hommes, EDP Sciences, 2015.
Le projet européen est-il compatible avec un « Grand Marché Transatlantique » ?
Intervenant : Pierre Defraigne,Directeur de la Fondation Madariaga-Collège d’Europe (Bruxelles)
Débat
17h00 : Conclusions
- Michel Maso, Directeur de la Fondation Gabriel Péri
Mél : fondation@gabrielperi.fr
N’OUBLIONS PAS LES DOSSIERS CHAUDS DE L’EUROPE !
Dans l’actualité médiatique, un événement chasse l’autre. Mais dans la réalité, il n’en va pas de même. Les élections départementales ou le drame du crash de l’Airbus ont relégué au second plan les dossiers chauds de l’Europe dans les grands moyens d’information. Et pourtant, ce n’est pas le moment de baisser la garde sur des problèmes comme l’impitoyable bras de fer engagé par les institutions européennes contre le gouvernement grec; ou encore les négociations cruciales qui se poursuivent entre l’Europe et les États-Unis sur l’établissement d’un « Grand marché transatlantique »; ou bien la crise ukrainienne et les tensions qu’elle envenime entre l’ Union européenne et la Russie; ou le positionnement de l’UE dans la lutte contre le réchauffement climatique à la veille de la Conférence mondiale de Paris !
Aussi est-il heureux que tous ces enjeux -et d’autres encore comme la politique industrielle ou la politique agricole européennes- puissent faire l’objet d’une journée de débats qui promet d’être passionnante, le samedi 11 avril prochain à Paris (1). L’ actualité des sujets abordés lors de ce colloque, tout comme la qualité et la diversité des intervenants, méritent, en effet, d’être soulignées. Qu’on en juge !
Premier thème: « L’Europe après la victoire de Syrisa ». Après les témoignages de Rosa Moussaoui, envoyée spéciale de l’ « Humanité » à Athènes, et de Giorgos Katsioubanis, membre du Département de politique européenne de Syrisa, c’est le Directeur de l’Institut Jacques Delors, M. Yves Bertoncini , qui exposera sa vision de la situation et des enseignements à en tirer pour l’avenir de la construction européenne. Le point de vue de ce spécialiste reconnu des enjeux européens sera intéressant à observer. D’un côté, la fondation qu’il dirige est proche des institutions européennes; de l’autre, il a récemment reconnu que « l’événement démocratique » que représentait « la nette victoire de Syrisa » marquait « un clair rejet des politiques conduites à Athènes sous l’égide de l’UE et du FMI » . Il a également souligné « la nécessité d’un dialogue constructif entre Athènes et l’UE ». En tout état de cause , ces interventions seront suivies d’un débat avec le public. Un grand moment, assurément.
Sur une vision alternative de la politique industrielle européenne, c’est une responsable syndicale de la CGT dans le domaine de l’énergie , Marie-Claire Cailletaud, qui lancera le débat; tandis que sur ce que pourrait être une bonne politique agricole commune, la parole sera laissée tour à tour à un journaliste de l’ « Humanité », Gérard Le Puill, et à une agro-économiste issue du mouvement associatif, Aurélie Trouvé.
Enfin, sur le plan de la relation de l’UE au reste du monde, ce sont trois acteurs hautement qualifiés dans leur domaine respectif qui ouvriront la discussion . M. Loïc Hennekinne, Ambassadeur de France et ancien Secrétaire Général du Quai d’Orsay traitera des relations de l’Union européenne avec la Russie à propos de la crise ukrainienne; M. Jean Poitou, climatologue et Secrétaire de « Sauvons le climat » évoquera ce qui est attendu de l’action européenne dans ce domaine dans la perspective de la Conférence de Paris-2015; enfin M. Pierre Defraigne, Directeur de la Fondation Madariaga de Bruxelles et grand spécialiste des relations commerciales internationales, livrera son analyse du « TAFTA » ( traité de libre-échange UE-USA ) , qu’il estime incompatible avec un projet européen. Là encore, une grande « plume » de « l’Humanité », Dominique Bari, apportera sa contribution au débat en animant cette table ronde . Cette journée exceptionnelle était initialement prévue courant janvier mais avait due être reportée . Dans le contexte d’aujourd’hui, elle n’en revêt que plus d’intérêt. A recommander sans modération . Rendez-vous le 11 avril !
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(1) « Europe, une crise existentielle. Et maintenant ? » Colloque organisé par la Fondation Gabriel Péri le samedi 11 avril 2015 , de 9h à 17h15 à la « Maison de l’Europe », 35, rue des Francs-Bourgeois, Paris 4. Inscription obligatoire à : fondation@gabrielperi.fr
LES NOSTALGIQUES DE LA POLITIQUE DE LA CANONNIÈRE
Ainsi donc, Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission européenne, appelle-t-il à la création -sans remettre en cause le rôle de l’OTAN- d’une « armée européenne » capable de faire face aux « nouvelles menaces » aux frontières de l’Union européenne et de défendre les « valeurs » de l’UE ! (1) Un vif soutien a aussitôt été apporté à ce ballon-sonde par la ministre allemande de la défense, ce qui laisse à penser que cette sortie délibérément provocatrice était concertée entre Bruxelles et Berlin pour relancer le débat sur la militarisation de l’Union européenne.
Il s’agit là d’une vieille obsession de certains cercles dirigeants européens, qui a connu plusieurs étapes au cours des dernières années. Annoncée dans le traité de Maastricht (1992), la « Politique de sécurité et de défense commune » a pris forme au début du Millénaire : des structures dédiées à la gestion militaire des crises sont alors créées; un accord de partenariat stratégique est signé avec l’OTAN; des opérations militaires mobilisant des troupes de divers pays européens sont menées, notamment en Afrique ; une « Agence européenne de défense » , destinée à stimuler le développement des capacités militaires des États membres est mise sur pied; d’ ambitieux engagements chiffrés sont pris par les États sur leur contribution à cette force européenne; une « Stratégie européenne de sécurité » est adoptée.
Pourtant, pour les plus zélés des militaristes européens, le compte n’y est pas . Ainsi, dès 2003, Javier Solana, ancien Secrétaire général de l’OTAN devenu responsable de la diplomatie et de la défense de l’UE, pointe-t-il les lacunes de cette défense : « Ces faiblesses ne sont plus acceptables face aux défis du monde moderne » tonne-t-il en appelant les Européens à dépasser « la crise de l’Irak qui a perturbé les relations à l’intérieur de l’Europe ( allusion au refus de la France et de l’Allemagne de suivre George W Bush dans la guerre – FW) et entre les États-Unis et l’Europe » (2)
Les jusqu’au boutistes de la politique de la canonnière tireront, à partir de 2004, un avantage substantiel de l’élargissement de l’UE aux pays d’Europe centrale et orientale : la Pologne , en particulier, s’avère ,en effet, par russophobie exacerbée, la championne de la militarisation de l’Europe. Problème : une contradiction de taille a fait irruption dans le débat sur les choix budgétaires: la crise de la zone euro et la chasse aux « déficits excessifs » ont calmé les ardeurs de maints gouvernements en matière de dépenses militaires . Mis à part la Pologne , l’Estonie, et (à peu de choses près) la France, aucun pays de l’UE ne consacre aujourd’hui à ce budget les 2% du PIB ( richesses produites ) réputés nécessaires ( selon l’OTAN ).
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(1) Entretien dans « Welt am Sonntag » (8/3/2015)
(2) « Vision for Europe Award » (25/11/2003)




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