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UNE AUTRE RELATION FRANCO-ALLEMANDE EST POSSIBLE

wurtz-l-humanite-dimanche                 Le jeudi 23 mai prochain aura lieu à l’Assemblée Nationale – mais ouvert à tous – un séminaire franco-allemand qui tranchera à tous égards avec les rencontres bilatérales traditionnelles qui se multiplient tant au niveau présidentiel ou gouvernemental qu’entre les partis, notamment socialistes, des deux rives du Rhin. Il s’agit d’une heureuse initiative conjointe du Front de Gauche et de Die Linke sur trois thèmes d’une brûlante actualité: « L’agenda néolibéral : soumission du politique aux marchés financiers. Quelles alternatives ? » ; « De l’expérience allemande des lois Hartz au piège de l’ANI en France: un défi politique pour la gauche » et « Compétitivité, concurrence, esquives et alternatives ». (1) S’y côtoieront des parlementaires des deux pays (dont le président du groupe de la « Gauche démocratique et républicaine », André Chassaigne, et le vice-président de Die Linke, député au Bundestag, Dr Axel Troost; des économistes « Front de gauche » ainsi que plusieurs « Économistes attérés »; des syndicalistes; une sociologue; le directeur du département « mondialisation et stratégies de développement » de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED)…Un temps y sera réservé au débat avec le public, avant les conclusions, très attendues dans le contexte politique actuel, de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la Gauche Européenne.hd-

Le hasard veut que le même jour François Hollande rencontre Angela Merkel à Leipzig à l’occasion du 150ème anniversaire du SPD, le parti social-démocrate allemand…Sans doute qu’en marge de cette manifestation -aux accents vraisemblablement très « à gauche » destinés à « ripoliner » une organisation à l’image ternie par l’expérience de ses passages au pouvoir- le Président français réitèrera à la Chancelière son engagement à mener à bien les « réformes structurelles » que Berlin, via Bruxelles, exige de Paris comme « contrepartie » du sursis de deux ans accordé à la France pour ramener les déficits publics en-deçà du seuil mythique des « 3% » des richesses produites. A ce propos,il n’est pas sans intérêt de savoir ce qu’une « spécialiste » berlinoise des relations franco-allemandes , Madame Ulrike Guérot, croit connaitre des positions des autorités de son pays à l’égard de la France:  » L’Allemagne attend une nouvelle réforme des retraites, l’abandon des 35 heures, une réforme plus profonde du marché du travail, de la sécurité sociale et un assainissement des déficits. Elle doit faire tout ce que les pays du sud de l’Europe ont fait (et ) prouver que c’est un pays sérieux » ! (2) Dans une formule sinon élégante, du moins éclairante, Pierre Moscovici nous avait prévenus:  le fameux délai de deux ans n’est pas « une incitation à la paresse ». Son propos laconique est à présent décrypté.

C’est dans ce contexte que le PS prépare sa « Convention sur l’Europe ». Fait sans précédent: l’aile gauche du parti s’est vu interdire le dépôt d’une motion alternative au texte officiel, lui-même expurgé des passages critiquant le rôle joué par l’actuel pouvoir allemand et surtout évitant les « questions qui fâchent » sur la « compétitivité », la concurrence, etc.. Nouveau hasard du calendrier: cette « Convention » verrouillée se déroulera à Paris le 16 juin prochain, en même temps que se tiendront, sous l’égide du Front de Gauche et à l’initiative de Pierre Laurent, les « Assises de la refondation sociale et démocratique », prolongeant par l’élaboration d’un « nouveau contrat politique » l’extraordinaire mobilisation citoyenne du 5 mai dernier. Des chantiers grands ouverts à toute femme , à tout homme , à toute force de gauche aspirant au changement. Prochain rendez-vous: le 23 mai à l’Assemblée Nationale.

———
(1) Pour toute information,s’adresser à : seminaire23mai@gmail.com
(2) Le Figaro 8/5/2013

16 Mai 2013 at 7:48 Laisser un commentaire

RÉVOLTE AU PARLEMENT EUROPÉEN

wurtz-l-humanite-dimanche     Ainsi, les députés européens ont, à 506 voix contre 161 (soit à plus de 75% !), adopté , le 13 mars dernier, une résolution par laquelle ils préviennent les Chefs d’Etat et de gouvernement qu’ils « rejettent sous sa forme actuelle » le projet de budget 2014-2020 sur lequel ceux-ci s’étaient laborieusement mis d’accord le mois dernier! Autrement dit , la majorité des sociaux-démocrates et de la droite elle-même (qui ont si souvent avalisé traités libéraux,directives « austéritaires » et règlements coercitifs rédigés sous la dictée d’Angela Merckel et de ses fidèles) – ont décidé cette fois de croiser le fer avec ceux-là même ainsi qu’avec leur propre parti, leur propre gouvernement , bref avec leur « Europe » ! Une telle révolte n’est pas banale et mérite qu’on s’y arrête.fw

Pour autant, il faut le savoir, cette offensive parlementaire ne remet évidemment pas en cause les orientations libérales de l’UE !
À entendre le discours du Président ( social-démocrate allemand) du Parlement européen, Martin Schultz, devant le Conseil européen au lendemain de ce vote exceptionnel , on aurait pu croire que les demandes des députés portaient pour le moins sur une augmentation sensible des dépenses de solidarité – impitoyablement sacrifiées dans le budget préparé par les dirigeants européens -.
Il tança, en effet, ces derniers avec véhémence au sujet des « politiques d’austérité  » et des « difficultés sociales » provoquées par les mesures « d’assainissement budgétaire « . En réalité , la majorité des députés n’ont pas osé porter la contestation sur l’enveloppe globale du budget ( en recul sensible sur les sept années précédentes !). Ce qu’ils réclament avant tout, c’est de pouvoir transférer des fonds non utilisés d’une année sur l’autre ou d’un chapitre budgétaire sur un autre et de prévoir , le cas échéant ,une révision du montant à mi-parcours (en 2017) si la croissance est au rendez-vous d’ici-là.

On est donc évidemment loin d’une brusque conversion politique de la majorité du Parlement européen! Les miracles n’existent pas. Il s’agit néanmoins d’un acte à la fois intéressant et hautement significatif. Intéressant car c’est enfin un exemple d’affirmation des droits démocratiques de la seule institution européenne directement élue par les citoyens face à l’hégémonie arrogante d’un quarteron de dirigeants de plus en plus insupportables . Et c’est un acte hautement significatif , car , à l’évidence , cette fronde de la majorité des élus de Strasbourg a directement à voir avec le climat explosif qui règne aujourd’hui dans nombre de sociétés vis-à-vis de la politique menée au nom de l’ « Europe ». Ils mesurent le danger: quelque chose doit bouger, et vite !

La gauche de transformation doit se sentir confortée par cette nouvelle brèche ouverte dans une Europe libérale et autoritaire qui, derrière ses airs de forteresse imprenable , se révèle plus fragilisée que jamais par ses contradictions. On ne peut que se réjouir à cet égard de la Déclaration commune – sur le besoin d’aller jusqu’au bout dans le rejet des politiques d’austérité et le combat pour une autre Europe – immédiatement publiée par Pierre Laurent, Alexis Tsipras, Jean-Luc Mélenchon et les principaux élus et dirigeants du Parti de la Gauche européenne.

21 mars 2013 at 8:15 Laisser un commentaire

LE PGE, COMME SI VOUS Y ETIEZ !

Le week-end dernier s’est tenue à Budapest une importante réunion du « Bureau exécutif » du Parti de la Gauche Européenne (PGE). Depuis son congrès de décembre 2010,qui avait porté à sa présidence le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, c’était la deuxième fois que se rencontraient ainsi les représentantes et représentants de la trentaine de partis progressistes, communistes ou « rouge-vert » qui composent, comme membres ou observateurs, cette organisation confédérale. Comment se déroule cette coopération originale? De quoi est-il question durant ces journées de travail? Quelles suites sont-elles décidées ?Visite au cœur du PGE…

D’abord, tout le monde se retrouve le premier jour à 14 heures dans une 
salle, équipée pour l’occasion de cabines d’interprétation. L’ambiance 
est cordiale. On est heureux de se retrouver et de travailler 
ensemble. Cette fois, c’est au tour de nos amis hongrois -dont le pays 
préside l’Union européenne durant le premier semestre 2011- de jouer 
le rôle d’ « amphytrion ».Ils animent une formation politique modeste 
mais courageuse, dans un contexte marqué par un profond désarroi de la 
population (déçue par le bilan calamiteux de l’ex-gouvernement PS) et 
la victoire d’une droite extrémiste, qui vient de changer la 
Constitution du pays pour la placer dorénavant sous le signe de Dieu 
et de la « Sainte Couronne » et y supprimer toute référence…à la 
République! D’emblée est convenu un double acte de solidarité du PGE 
à l’égard de son partenaire hongrois -une conférence de presse 
commune ainsi que la participation à une cérémonie en hommage aux 
victimes du régime fasciste qui a dirigé le pays jusqu’en 1944- tant 
l’actualité confirme que « le ventre est encore fécond d’où est 
sortie la bête immonde »…

Puis Pierre Laurent ouvre les travaux par un rapport circonstancié sur 
la situation en Europe et dans le monde: le « Pacte pour l’Euro »; le 
défi énergétique que nous lance la catastrophe de Fukushima; les 
bouleversements en cours dans le monde arabe; les impasses des 
interventions militaires en Libye et en Côte d’Ivoire. Et les tâches 
du PGE dans ce contexte. En particulier celle de contribuer à une 
véritable « contre-offensive » pour faire échec au « pacte » Merkel-
Sarkozy et de faire grandir une triple exigence: une réorientation 
complète des politiques européennes – à savoir, priorité au 
développement social-; des mesures mettant en cause la toute-puissance 
des marchés financiers; enfin la démocratie, l’implication des 
peuples, des citoyens ,des acteurs sociaux dans 
l’élaboration, l’évaluation et le contrôle des politiques 
européennes. La discussion s’engage à partir des expériences de 
chacun -à commencer par celle du peuple grec dont le Président du 
parti Synaspismos, Alexis Tsipras, vice-président du PGE traite avec 
gravité. Une déclaration substantielle est unanimement adoptée le 
lendemain pour faire connaitre les analyses et propositions communes 
du PGE sur ces enjeux.

Cette jeune organisation (créée en 2004) commence enfin à se rendre 
visible: depuis le début de l’année, es réunions publiques se 
succèdent: Porto, Athènes, Milan, Paris (le 3 mai prochain),puis 
Sophia, Madrid, Prague, Berlin…Le PGE a été présent au Forum social 
mondial de Dakar. Des rendez-vous sont pris avec les syndicats 
européens. Une nouvelle « Université d’été » se tiendra en Italie en 
juillet. Une dynamique s’engage. Deux jours durant, les accents 
d’Alexis, Elsa, Yannis, Marisa, Claudia, Jean- François , Waltraut, Christine , Attila, Maïté,
Margarita,Rénato,Helmut,Natassa,Céline,Diether,Grigore,Jiri,Tony…se 
sont mêlés en faisant vivre une idée de l’Europe comme on l’aime. 
Bonne continuation au PGE!

22 avril 2011 at 7:30 Laisser un commentaire

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